Risque cyber, ce que les PME devraient mieux faire

Risque cyber, ce que les PME devraient mieux faire

La cybercriminalité est aujourd’hui l’affaire de tout le monde et les chiffres qui tombent tous les jours pour quantifier la menace ne cessent d’alerter les entreprises. A ce titre, la dernière étude spécialisée de l’Anssi, l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information révèle que la taille des entreprises serait proportionnelle à leur négligence du risque cyber. En d’autres termes, les petites entreprises ne prennent pas la mesure des conséquences d’une cyberattaque et ne se mobilisent pas pour s’en prévenir. Pourquoi ? Quelle stratégie doivent-elles mettre en place ? voici quelques éléments de réponse.


 

Prendre conscience et mesurer l’impact d’une cyberattaque

Les experts parlent de 167 jours pour qu’une entreprise découvre qu’elle est la cible d’une attaque cyber. Entre le moment où les cybercriminels s’immiscent dans vos données, les copient, les exploitent, et le moment où vous vous en rendez compte, il s’est donc passé en moyenne 5 mois et demi.  Inutile de dire que les pertes correspondant à ces vols peuvent être irrémédiables. 

Dans le pire des cas, si les données de vos clients ont été piratées, si leurs informations bancaires ont été divulguées, c’est votre réputation qui est mise à mal et la confiance ou la perte de vos clients peut aller jusqu’à vous faire fermer votre entreprise. 

Si vous êtes victime de ransomware, via un logiciel informatique malveillant qui prend en otage vos données et bloque vos fichiers en échange d’une rançon, ce qui est le cas de 36% des attaques, vous devrez payer les cybercriminels pour retrouver l’accès à vos données et subir la privation de vos services informatiques pendant une durée qui peut être très longue et handicapante. On parle en effet d’un délai d’un mois et demi pour revenir à une situation normale après avoir subi ce genre d’attaque. 

Ces risques-là, qui sont de plus en plus nombreux et de plus en plus sophistiqués, les grandes entreprises du CAC 40 l’ont bien compris, il faut l’envisager et le mesurer afin d’y faire face. Cette prise de conscience met plus de temps pour les petites entreprises et c’est un tort car face à la menace cyber, les plus petites PME ne sont pas sures d’en sortir indemnes.


 

Adopter une stratégie ambitieuse et concrète

Les spécialistes sont formels, 95% des risques cyber de l’entreprise pourraient être réglés dès lors que celle-ci met en place une politique de sécurité numérique. Cela signifie que lorsque l’entreprise ne néglige plus la menace cyber, qu’elle dégage du budget et du personnel pour sa sécurité informatique, elle n’est déjà plus une proie prioritaire pour les cybercriminels. 

Ce qui n’est pas toujours aisé, c’est que la gestion du risque numérique touche généralement à la transformation stratégique de l’entreprise. Tout en étant le moteur du développement des entreprises et un outil indispensable pour exister aujourd’hui, le numérique est donc aussi le point d’entrée de nouveaux dangers à contrer.

Il faut aussi noter qu’en terme de cyber-assurance l’offre s’est largement étoffée et professionnalisée et qu’on enregistre une vraie augmentation de leur demande.   



Valoriser leur cybersécurité

Faire de votre sécurité une force c’est bien là l’enjeu des entreprises et notamment celles de petite taille dans les années à venir. D’abord être une entreprise de confiance, un partenaire sur, est un atout de taille que garantit une lutte efficace contre la cybercriminalité.

Ensuite sur le marché des valorisations, savoir se prémunir du risque cyber est déjà une donnée importante, qui le sera d’autant plus pour les agences de notation à l’avenir. Poussées par les investisseurs, ces agences réfléchissent en effet, à l’intégration de la prise en compte du cyber-risque dans un niveau de notation RSE. 

Autant de raisons de ne plus remettre à demain la gestion du risque cyber et de doter votre entreprise d’une vraie protection contre ce genre d’attaques…