Les Français ont adopté la téléconsultation

Les Français ont adopté la téléconsultation

Boostée par le confinement et les mesures contre la propagation du coronavirus, la téléconsultation connaît un engouement qui ne faiblit pas. On peut même dire aujourd’hui que ce mode de consultation est désormais ancré dans la vie quotidienne des Français. Il était donc temps d’engager la conversation sur son déploiement et ses garanties. C’est désormais chose faite puisque des négociations ont été lancées en septembre entre l’Assurance maladie et les syndicats de médecin. 

Un public de tout âge

On aurait tort de croire la téléconsultation réservée aux jeunes urbains : 20% des patients en téléconsultation sont âgés de moins de 30 ans, et 20% a plus de 70 ans, soit la même proportion ! 

Depuis le mois de septembre, 3 % de l’ensemble des consultations se font par télémédecine et ces actes médicaux à distance sont pris en charge à 100 % jusqu’au 31 décembre 2020.

Plus 60 000 médecins ont recours à la téléconsultation

Sur 220 000 médecins exerçant en France, plus de 60 000 proposent la téléconsultation et parmi eux, 80 % sont des généralistes. Dans seulement 20% des cas le praticien et le patient ne se connaissent pas avant.

Depuis 2018, les téléconsultations sont remboursées par l’Assurance maladie, sous certaines conditions, simplifiées pendant le confinement.

En février, l’Assurance maladie remboursait 40 000 téléconsultations avec des médecins, en avril plus de 4,5 millions et en juin, 1,9 million de téléconsultations. Si les chiffres tombent en août à 650 000 téléconsultations, il faut bien reconnaître que ce mode d’exercice médical a séduit aussi bien les patients que les médecins.  

La télésanté a ainsi démontré son utilité depuis le début de la crise sanitaire et s’est rendue indispensable en s’intégrant à la fois dans la pratique professionnelle des médecins et dans celle des autres professionnels de santé.

Des négociations se sont ouvertes depuis septembre entre l’Assurance maladie et des syndicats de médecins, afin d’accélérer le déploiement de la téléconsultation et de la télé-expertise tout en posant des conditions qui garantiront la qualité.