Les 3 placements d’hier qui valent de l’or aujourd’hui

Les 3 placements d’hier qui valent de l’or aujourd’hui

Certains engagements d’une autre époque, souscrits avec une fiscalité ou un rendement imbattable, garantis à la souscription, sont à conserver précieusement aujourd’hui. Et ce, même si les banquiers s’empressent de vous vanter les mérites de nouveaux produits en vous invitant à clôturer ou transférer vos anciens. N’optez pas trop vite pour la nouveauté, vos anciens placements ont peut-être des avantages rares comme une rémunération dopée ou une fiscalité spécifique. Lesquels ? Comment identifier ces pépites ? Quels sont les plus rentables ? Voici tous nos conseils.

 

 

Les PEL d’avant 2000

Aujourd’hui si vous ouvrez un PEL, vous n’aurez droit qu’à une rémunération peu alléchante de 1% brut par an… Pourtant les PEL (plan épargne logement) des anciennes générations, ouverts entre 2000 et 2003 avaient, eux, des taux de rémunération bien plus attractifs : entre 3,6% et 4,5%. Mieux, les PEL d’avant 2000 étaient rémunérés au-dessus de 4% !

On aurait donc tort de se priver de ces performances hors normes pour un placement totalement garanti, impossible à trouver à l’ouverture aujourd’hui. Même si, en général, vous ne pouvez plus abonder ces PEL, ouverts depuis plus de 10 ans, vous ne devez pas les fermer. Ils représentent en effet une enveloppe de liquidités qui rapporte beaucoup et une épargne facilement disponible. 

 

 

Les contrats Madelin à la table de mortalité garantie

Puisque depuis le 1er octobre, les TNS (travailleurs non-salariés) ne peuvent plus ouvrir de nouveau contrat Madelin, la tentation pourrait être grande de basculer l’épargne accumulée vers les nouveaux PER (plan épargne retraite).  En effet ceux-ci permettent une sortie en capital et/ ou en rentre viagère là où les Madelin n’ont qu’une issue en rente. Attention ! ne sous-estimez pas trop vite les contrats Madelin : s’ils disposent d’une table de mortalité garantie à l’adhésion, ils sont bien plus rentables que les tables actuelles qui tiennent compte de l’allongement de l’espérance de vie. Bertrand Besson du cabinet Bayvet & Basset nous rappelle ce point oublié : « On le sait peu, mais en cas de bascule d’un contrat Madelin vers un PER, on perd l’ancienne table, ce qui procurera une rente plus faible au jour de la conversion. »

Passer d’un Madelin à un PER a une 2ème conséquence dommageable : la perte du taux technique de la rente, intégrée dans la rente initiale. Bertrand Besson le résume ainsi : « concrètement, le montant initial de la rente sera bien plus faible ». 

 

 

Les assurances-vie des années 1980 et 1990

Une génération de contrats des années 1980 et 1990 fait figure d’exception en termes de rémunération et de fiscalité : à cette époque, les fonds en euros rémunéraient entre 8% et 9% par an et permettaient aux titulaires un taux plancher de rémunération compris entre 2 et 4,5%. Une particularité d’autant plus appréciable qu’aujourd’hui les fonds en euros rapportent difficilement 1,5% par an…

Nous ne vous inviterons donc jamais assez à relire les conditions de votre contrat ou si vous ne les retrouvez plus à demander à votre assureur de vous les communiquer car si votre contrat est concerné, il faut absolument le garder et le garnir autant que possible puisqu’il n’y a pas de plafond de versement. 

Il faut ajouter que leur fiscalité est extrêmement avantageuse pour les contrats souscrits avant 1983 : en cas de retrait, vous bénéficiez d’une exonération totale de plus-value au-delà de 8 ans, quelle que soit la date de versement, avec une exonération sur les droits de succession. 

Ce serait donc une erreur de clôturer ce genre de contrat et de se passer de ses avantages…d’autant plus que si vous avez versé des sommes sur un contrat d’assurance-vie avant le 13 octobre 1998, elles sont totalement exonérées de droits pour les bénéficiaires. Rappelons aussi qu’être titulaire d’un contrat ouvert avant le 20 novembre 1991 permet de faire plus facilement des arbitrages patrimoniaux quel que soit son âge…