Complémentaires santé : votre cotisation va-t-elle grimper en 2022 ?

Complémentaires santé : votre cotisation va-t-elle grimper en 2022 ?

Complémentaires santé : votre cotisation va-t-elle grimper en 2022 ?

Depuis 2 ans, la pandémie de Coronavirus et le confinement ont rebattu les cartes du monde de l’assurance santé. Les organismes de complémentaires santé s’interrogent sur les mesures à prendre et ne semblent pas tous à l’unisson sur l’épilogue de ces 2 années compliquées. Alors, en attendant l’annonce des tarifs, quel bilan faut-il tirer ? Quelles conséquences spécifiques sur le marché sont-elles à redouter ? et combien allez-vous payer en 2022 ? Réfléchissons ensemble à ces sujets.

L’impact de la crise sur les complémentaires santé

Pour mieux comprendre l’impact de la crise sanitaire sur les complémentaires santé, il faut d’abord commencer par l’année 2020 et sa taxe Covid. Les remboursements octroyés par les organismes complémentaires ayant été moins élevés que prévus cette année-là, le gouvernement a décidé de prélever 1,5 milliard d’euros grâce à une taxe Covid de :

  • 2,6% sur les cotisations encaissés en 2020 
  • 1,3% sur les cotisations de 2021

Plusieurs acteurs du secteur ont mis en avant le fait que cette taxe n’avait pris en compte la situation d’une baisse des remboursements que très partiellement. En effet, le gouvernement s’est focalisé sur les économies réalisées en santé et non pas sur les augmentations de dépenses en prévoyance comme la prise en charge des indemnités journalières et des arrêts de travail pour garde d’enfants. Il aurait ainsi fallu relever que les cotisations étaient moins bien rentrées cette année-là.

2021 est l’année du rattrapage des soins mais aussi celle du 100% Santé, qui ont tous eu deux de sérieuses conséquences sur les complémentaires santé.

Le rattrapage des soins d’abord est le fait qu’étant gêné, privé ou découragé de se faire soigner en 2020, les Français ont davantage consommé de soins de santé en 2021, à raison de +9%, soit 1,5 milliard d’euros. Le complément de dépenses est alors devenu supérieur à l’économie, réalisée en 2020… 

L’autre évènement marquant de 2021 est l’instauration du 100% Santé ou RAC 0 (Reste à charge 0), destiné à démocratiser les soins de santé sur le dentaire, l’optique et l’audition. Et si cette réforme est un succès pour le dentaire et l’audition, où il y avait un fort renoncement aux soins, elle peine à s’imposer dans l’optique qui est pourtant la clé du financement de ce dispositif.

C’est donc une mauvaise surprise pour les complémentaires santé qui anticipaient un taux de 20% de recours au panier 1 (lunettes et verres avec un RAC 0) alors qu’on est en fait autour de 5%...

Les arguments en faveur du gel des tarifs

Après l’effet du rattrapage des soins, du 100% Santé et l’explosion des dépenses de santé en 2021, le gouvernement s’est décidé à ne pas reconduire la taxe Covid en 2022. Cette fiscalité ne pèsera donc pas en plus sur le poids des cotisations, ce qui pourrait laisser espérer une augmentation raisonnable voire un gel des cotisations de complémentaire santé. 

Certains grands groupes ont déjà annoncé qu’ils gèleraient leurs tarifs en 2022, mettant en avant la nécessité de ne pas alourdir un contexte déjà compliqué pour les Français. S’il faut se réjouir de cette mesure, nul doute qu’il s’agit d’un vrai coup de pub, d’autant plus que depuis le 1er décembre dernier, vous pouvez changer de complémentaire santé à tout moment si votre contrat a plus d’1 an.

Une augmentation logique des cotisations ? 

D’autres acteurs du secteur ont aussi fait part des grandes tendances qu’ils observeraient et des évolutions de cotisation qu’ils suivraient, de l’ordre de 0,5% à 2,5%. Ils expliquent ainsi que les dépenses de santé augmentant de 2,5% à 3% par an, il est normal que les cotisations des mutuelles augmentent au même rythme. Il s’agirait aussi de refléter le niveau des taxes qui, en 15 ans, sont passées de 0% à 15%.

Il faudrait également souligner le vieillissement de la population, le renchérissement des soins, les pathologies qui n’ont pas été détectées à temps et les problèmes psychologiques dus au confinement. 

Peut-être même, affirment certains, qu’il faudrait se méfier de cette tendance consistant à geler les tarifs des cotisations car ce gel signifierait qu’ils ont réussi à faire des économies de gestion ou qu’ils ont fait payer à leurs adhérents beaucoup plus que le coût du risque pendant des années…

Bayvet & Basset vous accompagne dans votre recherche de la meilleure complémentaire santé, adaptée à votre besoin, répondant à votre budget, et capable de vous apporter la plus grande sérénité. Contactez-nous pour tout savoir de votre couverture et des contrats qui peuvent vous être proposés. 

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